Petite tortue – Nymphalis urticae

La Petite tortue ou Vanesse de l’ortieAglais urticae L., syn. Nymphalis urticae, est un papillon diurne de la famille des Nymphalidae, de la sous-famille des Nymphalinae et de la tribu des Nymphalini.

Petite tortue

Le nom Aglais est un hommage à Aglaia, c’est-à-dire Aglaé. Il s’agissait de l’une des trois Charites (appelées les trois Grâces chez les Romains), celle de la beauté éblouissante, de la splendeur. Le terme urtica fait référence à la principale plante hôte de la chenille de ce papillon, Urtica dioica, la grande ortie.

Il n’existe pas de dimorphisme sexuel chez ce papillon : mâles et femelles ont une taille équivalente (de 40 à 55 mm d’envergure).

Le dessus des ailes est caractérisé par une couleur dominante orangé et, sur le bord postérieur externe, des formes en demi-cercles bleus, entourées de noir, formant un feston. La partie des ailes proche du corps présente une zone brun terne. Le bord antérieur des ailes antérieures est orné de trois taches d’un brun presque noir, rectangulaires. Celle du centre est généralement plus marquée et bordée de part et d’autre d’une zone orangée très pâle, plus claire que la couleur de l’aile, d’une teinte proche du jaune d’or. La plus externe est bordée vers l’extérieure non pas de jaune d’or, mais de blanc. Trois autres taches brun-noir, dont la taille et le contour diffèrent selon le spécimen, ornent le centre de l’aile antérieure.

Le corps est brun foncé et poilu. Les yeux sont également foncés. Les antennes sont finement striées de blanc et leur extrémité est ornée d’un point blanc. Les ailes sont garnies de deux petites excroissances pointues : la plus petite se trouve près du bord antérieur des ailes antérieures, l’autre, en arrière du papillon, sur la bordure postérieure des ailes postérieures.

Le dessous des ailes est terne, orné d’un motif discret qui évoque la couleur d’une écorce ou de feuilles mortes, ce qui aide le papillon à rester camouflé lorsqu’il hiberne. S’il ouvre brutalement les ailes, les couleurs vives qui ornent leur face supérieure semblent contribuer à pouvoir effrayer certains de ses prédateurs (ceci a été expérimentalement confirmé au moins pour les oiseaux jeunes et/ou inexpérimentés.